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Ces 3 films d’horreur cultes s’offrent un lifting et ressortent au cinéma

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Sortez le popcorn ! 3 films d’horreur japonais cultes se paient un lifting et font, pour cette occasion, leur grand retour dans quelques salles de cinéma françaises ! Depuis le 13 avril, et grâce au distributeur The Jokers, vous pouvez donc vous payer une bonne tranche de frayeur jouissive en allant voir sur grand écran et en version restaurée 4k le film Ring, véritable chef-d’œuvre de la J-Horror et source d’inspiration pour de nombreux films d’horreur après lui. Mais outre le terrifiant Ring de Hideo Nakata, vous pourrez aussi savourer l’angoissant Dark Water, également remastérisé en 4k, et le dérangeant Audition de Takashi Miike, restauré en 2K.

Ring, le film qui a popularisé les codes de la J-Horror

Le film Ring d’Hideo Nakata, sorti en 1997, a fait l’effet d’une bombe dans le cinéma de genre qui commençait à s’essouffler et qui avait plus que fait deux fois le tour du genre slasher movie façon Scream, c’est-à-dire massacre d’un groupe d’ado, avec un twist en guise de scène de fin, le tout, façon bourrin à l’américaine, où la dimension de terreur psychologique n’est que trop peu travaillée.

Et voilà qu’au Japon, un film d’horreur qui ne balance pas des meurtres d’ados décérébrés à la chaîne et qui ne cherche pas le sensationnalisme, mais qui respecte tous les codes particuliers et propres au cinéma asiatique, à savoir plonger le spectateur dans un film à l’ambiance glauque et oppressante qui faisait monter la tension jusqu’à la faire devenir à la limite du supportable, fait un véritable carton.

Eh oui, au pays du Soleil Levant, Ring a rapporté plus d’un milliard de yens, faisant de lui le film d’horreur le plus rentable du pays.

Son succès a été tel, qu’il a inspiré des cinéastes jusqu’en Europe (et notamment en Espagne) et aux États-Unis. Ces derniers ont d’ailleurs sorti en 2002, leur propre version de Ring, nommée The Ring.

Un remake de Gore Verbinski, qui sent bon la pâte lourdaude américaine, qui s’échine à toujours faire plus jusqu’à en faire trop. Un remake qui dénature l’essence de l’œuvre originale pour essayer de la faire coller aux habitudes des spectateurs de son pays.

Un Verbinski qui, finalement, livre une œuvre bien pâlichonne que les effets spéciaux et la surenchère de scènes inutiles et tirées par les cheveux ne font qu’enfoncer un peu plus. Là où avant il y avait de la finesse, il n’y a maintenant plus que de la lourdeur à la sauce hamburger.

Alors, si vous n’avez pas vu la version originale du Ring d’Hideo Nakata, c’est le moment de vous précipiter dans un cinéma qui en diffuse la version remastérisée. Si vous l’avez déjà vu, alors c’est l’occasion ou jamais de vous refaire un bon film d’horreur à la sauce japonaise sur grand écran.

Ring – Bande Annonce 2022

Dark Water, une plongée horrifique dans la tristesse, la froideur, la solitude et le désespoir

Après Ring 1 et Ring 2, qui étaient tirés du roman de Kōji Suzuki (le Stephen King Nippon), Hideo Nakata a choisi, de s’attaquer à l’adaptation de la nouvelle « L’eau Flottante » du même auteur.

Avec Dark Water, Hideo Nakata sort de l’horreur de Ring, pour se diriger vers un film plus poétique, à l’ambiance glauque à souhait et qui met très rapidement mal à l’aise. Plus le film avance, plus l’humidité est présente et devient pesante et terrifiante.

Une ambiance froide et triste s’installe peu à peu et la pluie et les ruissellements deviennent des larmes de tristesse. Mais que se passe-t-il dans cet immeuble et pourquoi cette petite fille au ciré jaune apparait sans cesse à cette mère et sa fille de 6 ans Ikuko ?

Loin de la terreur de Ring, Dark Water d’Hideo Nakata nous plonge dans un univers certes moins effrayant, mais tout aussi troublant et emprunt d’une certaine poésie. Et pour les plus sensibles, ce Dark Water est bien capable de vous transmettre son désespoir et de vous tirer quelques larmes avant de s’achever.

Dark Water – Bande Annonce 2022

Audition, le calme avant la tempête

Avec son film Audition, Takashi Miike (Crows Zero, Ichi The Killer, 13 Assassins, 3 extrêmes…) signe une oeuvre déroutante, malsaine, violente et imprévisible.

Alors que la première du film partie aborde le romantisme cynique au point d’effleurer la mièvrerie et d’être à la limite de l’ennuyeux sans jamais nous faire oublier qu’il y a quelque chose de glauque et de bizarre qui se trame, la deuxième partie nous plonge avec effroi dans des scènes choquantes et qu’on aurait eu du mal à imaginer.

Scènes jouissivement sadiques, qui bien qu’inspirant un certain dégoût, nous donnent envie après cette audition qui a donné son nom au film, de lâcher un « bien fait pour toi ! ».

Alors oui, Audition n’est pas un film qui ne plaira pas à tout le monde et surtout pas aux accros des films américains qui préfèrent en prendre plein les yeux que plein le cerveau.

C’est aussi un film qui va vous demander de vous accrocher un peu au début, mais qui va ensuite envoyer du bien lourd et sordide, un contraste parfait et saisissant qui va vous faire sortir de la lente torpeur dans laquelle vous Takashi Miike vous avait plongé.

Kili kili kili kili kili kili

Audition

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La liste des cinémas où (re)découvrir ces chefs-d’œuvre du cinéma d’horreur japonais :

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