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Into the wild : L’histoire vraie de Christopher McCandless

Into the wild

Into the wild fait partie de ces films qui vous scotchent à votre fauteuil et qui vous fait ressentir toute sorte de sentiments, d’autant plus que vous savez qu’il s’agit d’un film inspiré de faits réels. Pour celles et ceux qui ont lu le livre « Voyage au bout de la solitude » de Jon Krakauer, avant de voir « Into the wild », le film de Sean Penn, alors vous avez sûrement pu apprécier la splendeur des paysages jusqu’alors imaginés.

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Le film sorti en 2007 nous raconte donc le périple de Christopher McCandless, un jeune Américain qui a décidé de tout plaquer pour vivre une vie loin de tout plaisir matérialiste, et dont la quête de découverte et d’une vie en communion avec la nature devient tellement forte, qu’elle prend le pas sur tout autre désir et sur l’envie de vivre en société.

Véritable parcours initiatique à l’issue dramatique, Chris, alias Alexander Supertramp, semble ne jamais avoir regretté son choix, même dans les moments les plus difficiles. Interprété de façon magistrale par Emile Hirsch, l’aventure de ce jeune adulte de 22 ans épris de liberté et tout juste sorti de la vie étudiante, nous est raconté d’une façon poétique, voire onirique.

Mais comme tout récit a toujours deux facettes, derrière la beauté de cet homme qui va au bout de son rêve jusqu’à se retrouver face à son destin, se cache aussi une histoire sombre à l’origine de sa rupture avec la société, et une vie dans la solitude et le dépouillement qui n’a pas été toujours ni rose ni poétique durant ces deux années de vagabondage. Alors voici ce qu’il s’est passé entre 1990 et 1992, et notamment durant son périple en Alaska, jusqu’à ses derniers jours dans le bus 142.

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Ce que le Into the wild de Sean Penn et de John Krakauer ne nous dit pas

Into The Wild, la bande-annonce

Bien qu’écrit en collaboration avec Carine McCandless, la sœur de Christopher McCandless, le livre Into the wild de John Krakauer passe sous silence la partie la plus sombre de la vie de ces deux enfants.

En effet, et c’est un choix fait à cette époque par Carine McCandless, rien n’est dévoilé quant à l’alcoolisme et à la violence de leurs parents qui leur font vivre un enfer au quotidien.

Pour remettre un peu les choses dans leur contexte, Chris est le fils de Walt McCandless et de Wilhelmina Johnson. Son père est ingénieur en physique et aussi le père de 4 autres enfants issus de son précédent mariage. Walt et Wilhelmina se marient en 1967 et ils auront deux enfants : Chris et Carine.

Chris est né le 12 février 1968 à El Segundo en Californie. La famille déménagera plus tard pour aller s’installer à Annandale en Virginie, dans la baie de Chesapeake.

De ce que l’on apprend dans le livre de Carine McCandless, « Into the wild : l’histoire de mon frère » publié en 2016, outre les disputes incessantes entre leurs parents et l’alcoolisme omniprésent, leur père se comportait comme un tyran et il aimait frapper sur leur mère.

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Alors, pour se venger des coups qu’elle recevait, leur mère battait à son tour Chris, lui reprochant d’avoir été un enfant non désiré, et qu’à cause de lui, elle a dû épouser leur père et vivre dans ce malheur à cause de lui.

Dans son livre, Carine décrit un environnement toxique baigné de violence, de harcèlement psychologique, de non-dits et le tout bien arrosé par l’alcoolisme de leurs parents.

Into the wild : L'histoire vraie de Christopher McCandless
Carine et Christopher McCandless enfants

Évidemment, il est difficile pour un enfant, aussi brillant soit-il, d’arriver à se développer comme un enfant qui a été élevé dans l’amour et de pouvoir trouver le bonheur dans les choses communes de la vie.

Dans le départ de son frère, Carine voit une fuite de ce contexte familial nocif et insupportable, un besoin de liberté pour se libérer du poids des reproches et pour couper les ponts avec leurs parents.

Cet aspect sombre de la vie de Chris McCandless n’est pas non plus évoqué dans le film de Sean Penn, puisque ce dernier s’est inspiré du livre de John Krakauer pour réaliser Into the wild.

Atlanta 1990, le début du voyage de Chris McCandless

Chris est décrit comme un étudiant sérieux, doué et au caractère plutôt solitaire et secret. Toutefois, il sait se montrer très sociable et agréable avec les autres. Il est cependant attiré par l’aventure et a du mal à s’imaginer suivant une voie toute tracée.

But in reality nothing is more damaging to the adventurous spirit within a man than a secure future. The very basic core of a man’s living spirit is his passion for adventure.

Christopher McCandless

Il obtient son diplôme universitaire en histoire et anthropologie le 12 mai 1990 à l’université d’Atlanta. Quelques jours plus tard, il met un terme à sa vie étudiante, fait don de 24 000 $ (toutes ses économies) à une organisation humanitaire (OXFAM) et dit adieu à sa famille.

Il prend alors la route pour un road trip à durée indéterminée, et qui aurait pour destination finale, l’Alaska. Chris était fan du livre l’appel de la forêt de Jack London, et il ne cachait pas son envie de découvrir à son tour cette contrée sauvage et magnifique.

Into the wild : L'histoire vraie de Christopher McCandless
Christopher McCandless et la splendeur de l’Alaska

Christopher McCandless quitte donc Atlanta en juillet 1990. Il part en direction du Sud des Etats-Unis, puis de traverse de nombreux états jusqu’à arriver en Alaska :

  • Géorgie
  • Louisiane
  • Texas
  • Nouveau-Mexique
  • Arizona
  • Californie
  • Oregon
  • Montana
  • Colombie-Britannique (Canada)
  • Yukon (Canada)
  • Alaska
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Le périple d’Alexander Supertramp jusqu’en Alaska

Chris traverse d’abord plusieurs États dans sa voiture. Un jour, il se gare dans le lit d’un torrent asséché en Arizona. Seulement, un orage très violent éclate et provoque une crue soudaine et extrêmement puissante.

Chris arrive à s’échapper, mais sa voiture se retrouve engloutie par les flots. Il est alors contraint de l’abandonner et de continuer son périple à pied ou en tant que passager clandestin dans des trains de marchandise. Par moments, il se déplacera aussi en canoë ou en mode randonnée sur des sentiers escarpés.

Il s’était donné comme challenge de voyager avec le minimum d’affaires possible. Pour sa survie, il avait un duvet, une tente, un manuel de botanique, un couteau suisse, une canne à pêche et une carabine. Pour se distraire, il avait emporté une dizaine de bouquins. Un sac de cinq kilos de riz lui servait de provisions. Il désirait également voyager avec le moins d’argent possible et pensait faire des petits boulots s’il venait à avoir besoin d’argent.

Personne ne sait pourquoi Chris n’avait jamais voulu se servir d’une carte. D’après l’hypothèse émise par John Krakauer dans son livre, Chris désirait trouver un « point blanc », une terre totalement vierge.

En venant en Alaska, McCandless désirait marcher dans une terre vierge, découvrir un point blanc sur la carte. Mais en 1992, il n’y avait plus de points blancs sur les cartes, ni en Alaska, ni ailleurs. Alors Chris, avec sa logique particulière, trouva une solution élégante : il supprima la carte, tout simplement

John Krakauer, Into the wild

Tout au long de son périple, il rencontra des personnes de toute sorte. Les plus attentionnées voulaient qu’il renonce à son voyage, d’autres voulaient lui donner des vivres ou du matériel, mais Chris n’acceptait que rarement.

Tous ceux qui l’ont côtoyé à un moment ou à un autre de son périple, disent tous la même chose : Chris ne faisait que leur parler de son désir d’aller en Alaska.

Chris se rend dans la Sierra Nevada et s’y arrête quelques jours pour travailler dans un ranch, avant de prendre la route vers la Californie, puis vers l’Oregon.

Dans la région de Willow Creek, alors qu’il faisait du stop, la police le contrôla et lui mit une amende pour cause d’auto-stop. Chris ne pouvant pas payer l’amende, il la fit envoyer à ses parents qui la reçurent à la fin du mois.

Il continue ensuite son chemin en direction de l’Arizona, visite le Colorado et fait un tour au Mexique. Alors qu’il essaie de rentrer aux Etats-Unis, et n’ayant plus ses papiers, il se fait arrêter et passe la nuit du 18 janvier 1991 en prison.

Il arrive le 03 février 1991 à Los Angeles et y reste, le temps d’obtenir de nouveaux papiers d’identité. Il reste plusieurs semaines dans la cité des anges, et vit dans les rues de la ville, au milieu des clochards, des ivrognes et des vagabonds. On imagine aisément que ces moments étaient très loin de l’idéal de nature et de liberté dont il rêvait, et vraiment loin aussi de l’image poétique du film Into the wild.

Une fois ses papiers récupérés, Christopher va à Bullhead City et trouve un emploi chez McDonald’s. Il reste 3 semaines, puis reprend la route vers San Diego. Il passe quelques semaines à vivre avec des vagabonds dans la région de San Diego, puis prend enfin la route vers l’Alaska.

Entre temps, Chris a décidé de prendre un pseudonyme et de se faire appeler Alexander Supertramp (super vagabond en français).

Sur la route de l’Alaska, en mars 1992, il s’arrête à Carthage dans le Dakota du Sud pour travailler dans un ranch afin de faire des économies. Il quitte le Dakota le 15 avril 1992 et arrive en Alaska le 21 avril 1992.

Il se fait prendre en stop et arrive à Fairbanks le 25 avril 1992. Là, il continue son chemin à pied, en direction de la piste de Stampede. Il mettra deux jours pour atteindre sa destination.

Piste de Stampede en Alaska, la destination finale du Supertramp

Arrivé sur la piste de Stampede en Alaska, Chris McCandless s’installe dans un vieux bus qui servait de logement sommaire au personnel chargé de transformer une partie de la piste en route, en 1961.

Ce bus, aujourd’hui devenu mythique, porte le numéro 142. Suite à la diffusion d’Into the wild, le bus est devenu tellement populaire, qu’il a fini par être enlevé du site tellement les touristes fan de Chris et du film, inconscients du danger affluaient en nombre et sans aucune préparation.

Certains espéraient bien vivre le même genre d’aventure que Chris. Beaucoup d’entre eux durent être évacués d’urgence. Deux femmes perdirent même la vie, emportées par la rivière Toklat.

Into the wild : L'histoire vraie de Christopher McCandless
Chris McCandless assis devant le bus 142

Chris s’installe donc dans le bus 142 le 1er mai 1992. Il y restera environ 4 mois. Ce seront les derniers jours de sa vie, soit 112 jours passés seul en pleine nature sauvage et hostile.

Pour survivre, il se nourrit de la chasse et de la cueillette, et notamment de racines de pommes de terre sauvage.

C’est le 6 septembre 1992 qu’un groupe de chasseurs passent par là, et voient un couple figé devant le bus et arborant une mine terrifiée. En s’approchant, ils remarquèrent à leur tour l’odeur insoutenable qui s’échappait du bus.

Gordon Samuel, l’un des chasseurs, osa passer la tête par une fenêtre cassée du bus. Il aperçut immédiatement un sac de couchage d’où sortait la tête de Chris McCandless.

Sur la porte du bus, Chris avait accroché une page d’un livre sur laquelle il avait écrit quelques mots pour demander à ce qu’on lui vienne en aide de toute urgence. Malheureusement, personne n’était passé par là à temps.

ATTENTION POSSIBLE VISITORS.
S.O.S.
I NEED YOUR HELP. I AM INJURED, NEAR DEATH, AND TOO WEAK TO HIKE
OUT OF HERE. I AM ALL ALONE, THIS IS NO JOKE. IN THE NAME OF GOD,
PLEASE REMAIN TO SAVE ME. I AM OUT COLLECTING BERRIES CLOSE BY
AND SHALL RETURN THIS EVENING. THANK YOU,
CHRIS McCANDLESS
AUGUST ?

L’appel à l’aide d’Alexander Supertramp placardé sur la porte du bus 142

Le 20 septembre 1992, son corps fut incinéré et ses cendres remises à sa famille. La date exacte de sa mort demeure inconnue.

Que s’est-il passé en Alaska qui a bien pu entraîner la mort de McCandless ?

Dans le sac de Chris, un journal a été trouvé. Il notait chaque jour quelques lignes pour raconter sa journée.

Dear Diary, Today I finally reached the great white north of Alaska, the birthplace and beginning of my great odyssey! This is the final and greatest adventure that I will ever undertake. […] I will live in the wild, away from civilization and without money. Being alone without government control and the poisonous civilization, I can truly live as a free spirit in ultimate freedom. I now walk into the wild. God bless us all

Alexander Supertramp

On apprit ainsi qu’il avait surnommé le bus 142 le « magic bus », qu’il se nourrissait de petits gibiers qu’il parvenait à chasser de temps à autre et qu’il se nourrissait essentiellement de baies et de patates sauvages.

Dear Diary, Magic bus day ! As a lone adventurer, I have ventured deep into the wild and discovered an abandoned Fairbanks bus 142 ! Even though this old bus is not luxurious or comfortable, it will provide my needs of shelter during my days out in the wild. In addition, the shabby interior of the vehicle can offer me some degree of refuge from the constant mosquito swarms at night. The decrepit vehicle is now my new home in this unknown territory. I keep my eyes peeled for other surprises and discoveries, I wonder what else is out there ?

Alexander Supertramp

On apprit également que lors de son 43ᵉ jour en Alaska, il réussit à chasser un élan. Bien que très heureux et fier de lui pour ce festin qui allait pouvoir le satisfaire pendant plusieurs jours, il finit vite par déchanter.

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Alexander Supertramp, le chasseur d’élan

Malgré tous ses efforts pour fumer la viande afin de la conserver, il échoua lamentablement et dû se résigner à abandonner la carcasse de l’animal aux loups et autres bêtes sauvages. Il en vint alors à regretter amèrement d’avoir tué cet animal. Il qualifia même cet acte de « plus grande tragédie de sa vie ».

Dear Diary, Today I bagged the greatest prize of all : MOOSE ! I am overjoyed to have brought down one of these great beasts with my .22 caliber rifle ! Words cannot describe how proud I am of myself, I feel “like some unemployed janitor who’d gone to Reno and won a million-dollar jackpot”. Bringing down this moose is not the only triumphant achievement I have had these days. A few days ago, I shot my third porcupine and “a Canada goose as big as a Christmas turkey”. I am now living life in its most natural and purest form. God its great to be alive !

Alexander Supertramp

Les jours suivants ne furent pas très joyeux non plus, il peinait à attraper des proies, et ce qu’il arrivait à attraper ou à cueillir était bien insuffisant pour réussir à le nourrir. Il commençait à souffrir de la faim.

Dear Diary, Despite past successes, today was a day of famine and hunger. Missed some ducks and only managed to shoot one small squirrel and nothing else. Picked a couple of berries, roots, and herbs, but still not enough to satisfy my hunger. I hope to have better luck tomorrow, but for the meantime, it’s going to be hard falling asleep on an empty and growling stomach.

Chris McCandless

Aux alentours du 68ᵉ jour, on sent qu’il avait envie de retourner vers la civilisation. Il semble avoir tenté de traverser la rivière pour rejoindre la route, mais à cette période de l’année à cause de la fonte des glaces, le courant est trop fort pour pouvoir traverser. Il dut alors se résigner à rester à bord du magic bus, mais ne cache pas sa peur et sa détresse.

À partir du 78e jour, il dit se nourrir de graines de patates sauvages et de baies. Il n’arrive plus à chasser.

Into the wild : L'histoire vraie de Christopher McCandless
Le journal de Chris McCandless

Le 94e jour, il écrit être très faible et avoir du mal à se tenir debout. Il pense que c’est à cause des graines de patates. Il dit être en train de mourir de faim et être en grand danger.

Au 100e jour en Alaska, il écrit qu’il sent la mort approcher, qu’il est trop faible pour sortir du bus et qu’il est littéralement piégé dans la nature.

DAY 100! MADE IT !… But in weakest condition of life. Death looms as serious threat. Too weak to walk out, have literally become trapped in the wild No game. Extremely weak… Much trouble just to stand up. Starving. Great jeopardy. I need serious medical attention and right now, the chances of me getting it out of this Alaskan wilderness alive are very slim. Being trapped in the wild, I cannot do anything to save myself

Alexander Supertramp

Du 101ᵉ au 103e jour, il n’écrit rien d’autre que des slashes dans son journal. Le 104e jour, il dit avoir raté un ours ; le 105ᵉ jour, il parle d’un caribou et d’écureuils ; le 107ᵉ jour, il mentionne de magnifiques baies. Peut-être est-ce qu’il a aperçu par les fenêtres du bus ? Peut-être a-t-il trouvé la force de sortir cueillir quelques baies ?

Du 108ᵉ au 113ᵉ jour, il n’y a rien d’autres que des slashes.

Le journal d’Alexander Supertramp s’arrête là.

Dans son appareil photo, on trouvera plus tard une photo de lui tenant un papier où est écrit : « J’ai eu une vie heureuse et je remercie le Seigneur. Au revoir et que Dieu vous bénisse ».

I have had a happy life and thank the Lord. Goodbye and may God bless all !

Alexander Supertramp
Into the wild : L'histoire vraie de Christopher McCandless
Le dernier message d’Alexander Supertramp

Parmi les dernières lignes de son journal, figure une phrase pleine de sens, et qui signe peut-être la fin de son parcours initiatique : « Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé »

Happiness is only real when shared

Alexander Supertramp
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Une stèle à la mémoire de Christopher McCandless

Lui qui rêvait d’une vie d’auto-suffisance, d’aventure et de communion avec la nature, ces mots écrits de sa main, ont une résonance tragique. Il avoue finalement avoir fait l’erreur de penser pouvoir vivre (voire survivre) dans le dénuement le plus total et la solitude.

L’enquête de John Krakauer sur ce qui a causé la mort de Chris McCandless

De nombreuses hypothèses ont été émises sur les circonstances et les causes de la mort de Chris McCandless. L’hypothèse reprise par le film de Sean Penn est la même que celle du bouquin de John Krakauer, à savoir un empoisonnement suite à l’ingestion par erreur de plantes ressemblant aux pommes de terre sauvages dont Chris se nourrissait habituellement.

Bien qu’il s’est vu être tourné en ridicule plus d’une fois par des journalistes ou par des scientifiques qui trouvaient son hypothèse ridicule, John n’a rien lâché et à force de persévérance, tout en continuant sur son idée d’empoisonnement, il a finalement trouvé ce qui est arrivé à Alex Supertramp.

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Alex Supertramp

Il lui aura tout de même fallu pas loin de 20 ans pour enfin trouver une réponse qui soit plausible au point d’être validée par la communauté scientifique et publiée dans une revue scientifique.

Chris McCandless serait donc mort de faim parce qu’il se serait empoisonné avec des graines qui étaient considérées comme comestibles. En effet, après avoir fait analyser les plantes situées autour du bus 142, il s’avère qu’elles contiennent de l’acide oxalyldiaminopropionique, un poison qui affaiblit l’organisme. Chris étant déjà affaibli par le manque de nourriture, le poison contenu dans les graines l’a empêché d’avoir la force nécessaire pour chasser, cueillir ou même bouger.

I think Christopher’s life story is a bit of a Rorschach test. Many like myself see purpose and beauty in what he chose to do. Others seem only to see naivete and selfishness

Carine McCandless
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Christopher et Carine McCandless

Chris se servait d’un guide des plantes afin de pouvoir reconnaitre les plantes comestibles. Il y a donc fort à parier que si les effets de cette toxine avaient été mieux connus à l’époque et avaient été mentionnés dans le guide, Chris se serait contenté de manger des baies et des racines, et aurait soigneusement évité de manger des graines de patates sauvages. Peut-être serait-il même encore en vie aujourd’hui.

Alexander Supertramp n’est donc pas mort bêtement par manque de préparation ou parce que c’était un idiot inconscient, comme certains ont bien voulu le prétendre, mais tout simplement parce qu’à cette époque, personne n’avait encore jamais remarqué la présence d’un poison dans ces plantes qualifiées de comestibles.

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